Dirigé par Visvaldis Klintsons

Students Theatre University of Latvia

« Je ne veux pas comprendre. C’est bon pour vous. Moi, je suis là pour autre chose que pour comprendre. Je suis là pour vous dire non et pour mourir. » Antigone


La pièce de Sophocle, revisitée par Jean Anouilh reste toujours d'actualité. Antigone reste une figure de la résistance à l'oppression. Il est question ici de politique, de morale, de courage, d'orgueil, de bonheur, de solitude, de vie et de mort.

Antigone est la fille d'Œdipe et de Jocaste, souverains de Thèbes. Après le suicide de Jocaste et l'exil d'Œdipe, les deux frères d'Antigone, Étéocle et Polynice se sont entre-tués pour le trône de Thèbes.
Créon, frère de Jocaste est – à ce titre – le nouveau roi et a décidé de n'offrir de sépulture qu'à Étéocle et non à Polynice, qualifié de voyou et de traître. Il avertit par un édit que quiconque osera enterrer le corps du renégat

sera puni de mort. Personne n'ose braver l'interdit et le cadavre de Polynice est abandonné au soleil et aux charognards.
Seule Antigone refuse cette situation. Malgré l'interdiction de son oncle,
elle se rend plusieurs fois auprès du corps de son frère et tente de le recouvrir avec de la terre ;
Antigone est prise sur le fait par les gardes du roi.

Créon est obligé d'appliquer la sentence de mort à Antigone. Après un long débat avec son oncle sur le but de l'existence, celle-ci est condamnée à être enterrée vivante.
Mais au moment où le tombeau va être scellé, Créon apprend que son fils, Hémon, fiancé d'Antigone, s'est laissé enfermer auprès de celle qu'il aime. Lorsque l'on rouvre le tombeau, Antigone s'est pendue avec sa ceinture et Hémon, crachant au visage de son père, s'ouvre le ventre avec son épée.
Désespérée par la disparition du fils qu'elle adorait, Eurydice, la femme de Créon, met fin à ses jours à son tour.

ANTIGONE de Jean Anouilh